Sunday, July 2021

Par Fréderic Feruzi

Ces règles d’or ont été révélées lors d’une séance de réflexion sur la communication sensible au genre et non discriminatoire dans les médias, réunissant des journalistes de Goma et des employés de la division de l’information publique et de la section genre de la Monusco, ce jeudi 14 mars à Goma.

C’est en partenariat avec l’Union Nationale de la Presse du Congo Section du Nord-Kivu que la division de l’information publique de la Monusco a tenue à organiser cette séance s’inscrivant dans la célébration du mois de la femme.

Il s’est agi de réfléchir sur la place accordée à la femme tant parmi le personnel médiatique que parmi les sources de l’information. Quoi qu’on ait constaté que les femmes ne sont pas suffisamment représentées à ces deux niveaux, les discussions se sont plutôt attardées sur le traitement sexiste des sources féminines, dans la plupart des médias.

Or, pour besoin de parité, les femmes doivent non seulement apparaitre au même titre que les hommes mais encore leurs informations doivent faire l’objet d’un traitement juste, selon la section genre de la Monusco.

Les 4 principaux pièges du genre que les journalistes doivent éviter dans le traitement de l’information.

Les journalistes tombent régulièrement dans ces pièges suivant l’influence que la culture exerce sur leur perception de la femme. Selon Achille Murhabazi, un expert du genre de la section genre de la Monusco Goma, ces pièges sont : mettre un accent sur la vie privée des femmes qui recherchent une fonction publique ; décrire les femmes politiques comme étant émotives lorsque leurs homologues sont présentés comme rationnels et passionnés ; débattre sur les apparences des femmes et les timbres de voix de celles qui interviennent dans les médias ; comparer les femmes aux hommes au lieu de se limiter à l’individualité de chacune.

Les règles d’or

Pour couvrir de manière plus professionnelle et non discriminatoire les sources féminines, le journaliste a des règles à suivre, selon l’expert du genre.

En dehors de ces règles, un journaliste se retrouverait dans les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG ou SGBV), selon Achille Murhabazi. Pour se démarquer d’une telle dérive, il n’existe que deux règles d’or : si un journaliste ne peut pas demander une certaine question à une source homme, qu’il ne la demande non plus à une source femme ; si un journaliste ne peut pas parler en tels termes au sujet d’un candidat, qu’il ne fasse pas ainsi au sujet d’une candidate.

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