Saturday, October 2021
Des élèves finalistes de Goma avec le gouverneur du Nord-Kivu


 
Par Frédéric Feruzi

L’enseignant a reçu un coup de fil dans la soirée du 9 mars, à 19h. Il est sorti et n’est jamais revenu, à en croire le témoignage du préfet des études du complexe scolaire où il enseignait.

En signe de protestation contre ce kidnapping, les enseignants du complexe scolaire Balindu, avaient non seulement suspendu les cours mais encore ont produit, le vendredi 20 mars, un mémorandum aux autorités de la ville. L’école est localisée à Ndosho, quartier populaire de l’Ouest de Goma.

Les ravisseurs exigent une rançon de 5000$. Dans leur mémo, le complexe scolaire Balindu a dénoncé que les criminels exigent autant d’argent à un enseignant qui a un faible revenu en RDC. Les enseignants ont reçu des promesses des autorités de différentes institutions provinciales. Une semaine passée, ils attendent toujours leur réalisation, fait savoir le préfet des études de l’école, Oscar Kyakwa.

Un flou dans le contact avec les présumés kidnappeurs

Les ravisseurs présumés de l’enseignant ont cessé tout dialogue avec les proches de leur otage, depuis une semaine, signale le préfet des études du complexe scolaire Balindu. Ils ont arrêté au lendemain du dépôt du mémorandum aux autorités, ajoute-t-il.
Oscar Kyakwa doute que les individus qui appellent les proches de l’enseignant soient réellement ceux qui avaient enlevé l’enseignant. Il explique lors du dernier contact, les supposés ravisseurs ont résisté de laisser entendre la voix de leur otage comme preuve qu’ils le détenaient. Ils ont avancé que l’enseignant était en sommeil, à la suite des drogues qu’ils l’avaient administré.

Le préfet des études du complexe scolaire Balindu propose aux autorités d’explorer une autre piste. Oscar Kyakwa les invite à recourir aux registres d’appel au niveau de la base de données d’Airtel, réseau utilisé par l’enseignant enlevé. Il estime que l’écoute de cinq derniers appels permettrait de situer les vrais kidnappeurs de son employé.

Ndosho reste à Goma l’un des quartiers particulièrement touché par le kidnapping. Enfants et adultes en sont régulièrement victimes. Outre le cas de l’enseignant, au moins deux autres personnes sont en captivité, par des inconnus, selon la société civile locale.

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