Tuesday, July 2021

À l’issue de la marche de ce 17 janvier, sur les artères principales de Goma, le député national Jean-Baptiste Kasekwa, l’un des fers de lance de l’opposition au Nord-Kivu et membre de LAMUKA, a prononcé un discours. Il est alors revenu sur toutes les fois que les gomatraciens ont mis en déroute les agresseurs de la RDC, de l’époque du RCD aux tentatives actuelles de balkanisation.

Les marcheurs ont déposé une gerbe de fleurs, en mémoire aux héros nationaux, au rond-point de la victoire où sont érigés deux monuments des militaires congolais et des restes de guerre. C’était une étape importante de leur itinéraire avant d’aboutir au stade de l’unité.

’’En mémoire à patrice Emery Lumumba qui a accepté de mourir, en mémoire à Mzee Laurent Désiré Kabila qui a pris le courage de déchirer l’accord qu’il avait conclu avec les pays qui l’avaient amené au pouvoir, il a dit, ne jamais trahir le Congo, il a accepté de mourir. En hommage à mamadou, en hommage à Mbuza Mabé, en hommage à Lucien Bauma. En hommage à tous les compatriotes congolais qui sont en train de mourir parce qu’ils disent non à l’occupation de tous les territoires de la RDC, à Fizi, à Minembwe, à Masisi, à Beni. En hommage à tous les compatriotes qui sont tués, parce qu’on veut les chasser de leur territoire, nous voulons déposer une gerbe de fleurs, pour dire, nous ne trahirons jamais le Congo. Pour dire, nous n’oublierons jamais leur combat !’’, a déclaré l’honorable Jean-Baptiste Kasekwa.

Sur l’esplanade du grand stade de Goma, des centaines des personnes sont venues l’écouter. Le député s’est attardé notamment sur la menace de balkanisation de la RDC et l’insécurité généralisée dans l’Est de la RDC. Il a expliqué que c’était la première étape des tenants de la balkanisation pour réaliser leur projet diabolique. ‘’ Aujourd’hui, notre pays est encore en danger. Le danger est qu’on nous égorge même à Goma, on nous égorge dans le Masisi, on nous égorge à Minembwe, on nous égorge à Beni, on nous égorge à Djugu. Leur objectif consiste à nous chasser de nos villages, pour y installer des populations étrangères, ça c’est la première étape pour ceux qui ont le plan de balkanisation. Pendant ce temps, on nous distraie dans les villes, on semble nous laisser tranquille à Goma, Sake, Bukavu, Butembo. Nous vivons en ville comme dans des camps de concentration, au moment où nos villages sont occupés’’, a-t-il déclaré.

L’honorable député accuse les autorités de poser des actes qui traduisent leur complicité dans le processus de balkanisation :’’ Vous avez entendu parler de l’opération militaire conjointe, de la feuille de route signée à Kigali le 28 octobre. Vous avez suivi la lettre qui a été écrite à la justice à ne plus poursuivre l’Ouganda qui devrait nous payer 10 milliards de dollars en réparation des crimes commis lors des affrontements entre le Rwanda et l’Ouganda à Kisangani. Si nous ne nous mettons pas débout et nous mobiliser, notre gouvernement est prêt à trahir. Si nous ne le faisons pas, l’occupation de nos territoires se poursuit avec la complicité de certaines brebis galeuses, qui sont introduites dans nos services de sécurité, notre armée…’’

Jean Baptiste Kasekwa félicite les gomatraciens pour leur résistance active et les encourage

L’honorable Jean-Baptiste Kasekwa est convaincu que le dernier rempart de la résistance c’est le peuple lui-même :’’ Les élèves de l’institut de Goma, de l’institut Faraja ont refusé, à l’époque du RCD, de passer des examens d’État composés au Rwanda, en Ouganda, pour dire, nous voulons l’unité de notre pays. Acclamons pour eu ! Vous les habitants de Goma, les motards, les habitants de Munigi et Kibati, en 2012, quand notre pays a été envahi par le M23, les responsables d’écoles ont résisté disant, comme il n’y a pas de Congo sans Goma, nous fermons les écoles. Les personnels des banques et de coopérative d’épargne et de crédit ont fermé, déclarant qu’ils ne voudraient pas se laisser prendre leur pays. Tout le monde a résisté et quand le général Lucien Bauma et Mamadou ont lancé l’offensive, vous les avez transportés, vous leur avez fourni des renseignements, vous leur avez donné de l’eau à boire, vous les avez soutenu et nous avons eu la victoire. Nous avons défendu notre intégrité territoriale.’’

L’homme politique a sanctionné son meeting par un appel à résister aux différentes formes d’insécurité à Goma. Il a mis en évidence et dénoncé l’implication des forces de sécurité dans cette insécurité. L’honorable Jean-Baptiste Kasekwa croit que cela rentre dans les stratégies des complices de la balkanisation pour fatiguer le peuple : ‘’ J’ai été informé ici à Goma que lorsque les patrouilleurs rencontrent une personne dans la soirée, vous attendez leur commandant dire à ses policiers ‘’Betaye premier soin’’, pour dire dépouillez-le de tout. Tout cela vient du mauvais traitement des policiers. Vous savez le salaire du policier c’est combien, ça ne peut pas dépasser 80 dollars…A Goma aujourd’hui, certains commandants commencent même à demander aux policiers patrouilleurs des rapports (Butins de leurs patrouilles).’’

Pour l’honorable Jean-Baptiste Kasekwa, la seule manière pour cette génération d’honorer la mémoire et le combat de tous les héros congolais, c’est de résister sans cesser pour sauvegarder l’unité nationale et la dignité du peuple congolais.

Des centaines de manifestants sur le boulevard Kanamuhanga    

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