Thursday, October 2021

Par Frédéric Feruzi

Une cérémonie officielle a été consacrée, ce samedi, au baptême de cette rue d’au moins 500m de long et 6 m de large, qui figure dans le programme d’asphaltage des rues à Goma, par le gouvernement congolais, en 2020.

Selon le maire de la ville de Goma, les études avant l’asphaltage de la rue ont déjà été achevées. Reste à lancer les travaux. C’est donc cette rue que la mairie de Goma a décidé de baptiser ‘’Rue Maman Césarine Digimani/Approfime’’.   
L’honneur revient d’abord à Approfime qui signifie ‘’ Action pour la promotion de la fille-mère’’, une association qui organise le rattrapage scolaire et la formation en coupe-couture, non seulement des filles-mères mais encore de filles vulnérables. Pour Approfime, les filles vulnérables sont également celles qui survivent au viol, qui viennent des familles pauvres, qui sont analphabètes mais aussi celles qui fuient la guerre à l’intérieur du Nord-Kivu.
L’association, qui totalise 25 ans, ce 12 janvier 2020, a déjà formé plus de 2000 personnes. La contribution de Approfime, on le doit aussi à son initiatrice, madame Césarine Digimani. Cela a fait que son nom figure dans le nouveau nom de la rue, en l’honneur d’Approfime. Dans leur discours, les filles passées à Approfime, ont venté le mérite d’une femme qui a consacré sa jeunesse à la protection de la fille-mère et des jeunes en difficulté.
‘’La constitution de la république démocratique du Congo, de 2006, consacre en son article 14 que le pouvoir public doit prendre des mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation. C’est dans ce sens que j’ai résolu d’encourager les initiatives de cette femme qui ont contribué à l’épanouissement de la jeune fille vulnérable marginalisée dans notre ville.’’, a déclaré le maire Timothée Mwissa Nkesse, devant quelques centaines des personnes, à l’entrée de la rue.
Le travail d’Approfime se fait aujourd’hui, également dans la prévention des filles-mères, a fait savoir Césarine Digimani, sa responsable : ‘’On avait commencé avec des filles-mères avant, après 5 ans on avait commencé la prévention, donc nous avons des filles actuellement, pour les aider par rapport à leurs difficultés, à leur vulnérabilité à ne pas devenir des filles-mères.’’
Césarine Digimani qui salue l’apport de divers partenaires, annonce que l’université Approfime et une maison artistique sont les projets d’avenir. L’université pourrait aider les élèves démunis d’Approfime à poursuivre leurs études supérieures, tandis que le second projet permettrait à l’association de se constituer une source d’autofinancement. ‘’On ne peut pas tendre tous les temps la main aux partenaires, à 25 ans, on a déjà grandi, il faudra créer maintenant les sources de financement.’’, a-t-elle déclaré.

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