Saturday, October 2021

Par Frédéric Feruzi
 
Le contrat de passation de marché a été signé ce mardi 9 février après-midi entre le maire de la ville et les responsables de 17 entreprises locales d’assainissement qui se réunissent en plate-forme eau, hygiène et assainissement (PF-EHA/GIE).
 
D’ordinaire, la mairie de Goma avance le motif des moyens financiers non suffisants pour prendre en charge l’assainissement de la ville, à chaque fois que la question remonte à la surface. Goma que certains tiennent pour la ville la plus propre de la république ne l’est que de nom, à considérer la saleté de ses rues où l’on retrouve poussière et taudis entassés par endroit.
 
La situation est devenue préoccupante depuis que le fonds social de la république a arrêté la prise en charge des balayeurs des rues de Goma. Mais la mairie veut conserver sa place de la ville la plus propre, fait savoir le chef de division en charge de l’administration Alexis Ndalihoranye. Au lieu d’attendre les moyens, la mairie recours à la sous-traitance dans le cadre du partenariat public-privé qui se fonde sur la loi N°18/016 du 09 juillet 2018.
 
L’urgence est en effet-là car en dehors des rues actuellement sales, la ville de Goma fait face aux poubelles des marchés publics qui sont presque partout remplis et non évacués. Les riverains se succèdent aux médias pour dénoncer leurs conséquences environnementales mais en vain.
 
Les 17 entreprises de sous-traitance vont récolter la taxe d’assainissement à la place de la mairie
 
Les 16 entreprises qui étaient déjà impliquées dans le ramassage des immondices dans les ménages se sont reparties les différentes artères de la ville. Elles vont balayer les rues au quotidien et curer les caniveaux.
 
La source de financement de leurs activités sera la taxe mensuelle d’assainissement qu’elles vont réclamer aux commerçants suivant leurs capacités, fait savoir maitre Boss Dunia, responsable de la plateforme (PF-EHA/GIE).
 
‘’Nous appelons la population à l’auto-prise de conscience et à l’accompagnement du pouvoir public, pas seulement la mairie mais aussi les autorités de base, pour que nous puissions réussir cette activité.’’, souhaite de son coté le master Philipe Aksanti, coordonateur de l’association des jardiniers amis de la nature au Congo (AJANAC).
 
Il assure que la plateforme de 17 entreprises va tirer des leçons des expériences passées pour être plus efficaces dans la réalisation de travaux. En effet, des partenariats du genre entre la mairie et des organisations d’assainissement ont été régulièrement conclus mais c’était souvent sans issue espérée.

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