Thursday, October 2021

Par Frédéric Feruzi
L’Ong FIRD craint que ce retour des miliciens NDC compromette à nouveau la situation sécuritaire et entraine de nouveaux déplacements massifs des populations civiles.
La crainte de l’Ong est fondée sur les récents déplacements qui ont mené des milliers d’habitants dans des villages des territoires voisins de Lubero et Rutshuru. Ces déplacements qui se sont passés entre fin 2020 et février 2021 se sont fait accompagner de la dégradation de la situation humanitaire des déplacés et de leurs zones d’accueil, avaient régulièrement fait observer des organisations de la société civile.
‘’Ce mouvement des populations qui est en train de se vivre sur cette zone continue toujours à créer une vulnérabilité au sein de la population qui fuie les attaques et qui meurt tout le temps. Ils sont violentés, menacés dans leurs zones agricoles où ils vivent’’, explique Zaidel Ngolo, coordonateur de la FIRD, Ong de droits de l’homme active dans la province du Nord-Kivu.
Les miliciens réoccupent des positions libérées par l’armée      
L’armée avait délogé les miliciens de NDC de Muterezi et Bukumbirwa lors des opérations militaires récentes. Une certaine accalmie y régnait jusque récemment. Des affrontements entre groupes miliciens rivaux et entre l’armée congolaise (FARDC) et les milices sont récurrents dans la zone.
Parfois, après une opération, l’armée se retire et les miliciens se réinstallent. Ce rythme est dénoncé par la société civile. Selon Zaidel Ngolo, outre la détérioration de la situation humanitaire, les efforts de développement local pâtissent également de la situation de guerre dans cette zone.
La FIRD appelle les autorités à prendre au sérieux la question du retour de la paix dans la zone de l’Ouest du territoire de Walikale. Elle recommande par conséquent l’installation d’une position militaire à Buleusa pour se charger de la sécurité dans le milieu.

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