Thursday, July 2021

Instabilité dans la chefferie de Bwito : le CIDDHOP dénonce l’interférence d’un milicien dans un conflit foncier qui a privé à 20 familles l’accès dans leurs champs

Par Frédéric Feruzi
 
Dans une lettre ouverte au gouverneur, qui date du 26 janvier, le CIDDHOP explique les contours de l’implication des miliciens dans un conflit foncier de Kanyabayonga qui limite l’accès au champ de certains habitants.
 
Le centre international pour la défense des droits de l’homme, la paix et l’environnement (CIDDHOP) interprète l’implication des miliciens dans ce conflit foncier comme une violation des droits de l’homme qu’il dénonce.
 
Dans sa lettre ouverte, il fait savoir que le conflit foncier de Kanyabayonga dans la chefferie de Bwito oppose la famille Kalishya Bihamba à la famille Hanasura Kivuli, sur la colline de Bukuku. Le CIDDHOP indique que l’une des parties utiliserait les services d’un milicien du groupe Mazembe et certains de ses compagnons pour chasser de leurs champs des agriculteurs sur la colline querellée de Bukuku. Ils vont jusqu’à y détruire des plantes.
 
L’impunité qui profite aux exactions des miliciens
 
Le CIDDHOP dénonce l’impunité autour du conflit foncier de Kanyabayonga. ‘’Il sied de préciser que le précité (Le milicien) avait été appréhendé muni d’une arme à feu par les FARDC en pleine activité de pillage à Mughondo le 23 mai 2020 et amener à la position militaire de Katanda en plein parc national de Virunga. Fort malheureusement, il s’est retrouvé miraculeusement en liberté et continue d’imposer sa loi aux pauvres paysans sous l’œil impuissant des services et forces de sécurité’’, écrit l’Ong de droits de l’homme.
 
Le milicien a commis d’autres formes des violations des droits de l’homme rapportés aux services de sécurité sans suite. L’armée aurait promis d’effectuer des descentes hebdomadaires sur la colline de Bukuku pour arrêter le milicien et ses compagnons, mais jusqu’ici rien n’a a été fait, signale le CIDDHOP.
 
L’implication du gouverneur sollicité
 
Le CIDDHOP rappelle au gouverneur que les populations des milieux ruraux ne vivent que de l’agriculture. ‘’Laisser cette population sous les caprices des miliciens serait la condamner à la pauvreté et à la vie d’errance : chose qui impacte négativement sur la paix et la sécurité et par ricochet entame le développement de notre province. Dans le cadre d’espèce, environ 20 familles n’ont plus d’espace à cultiver du fait de l’activisme de monsieur Mumbere Hanasura Clinton et sa bande (miliciens)’’, dénonce l’Ong.
 
Le CIDHHOP sollicite donc l’implication du gouverneur qui est le président du comité provincial de sécurité pour organiser l’arrestation du milicien et ses compagnons pour les déferrer devant la justice ainsi que ceux qui les utilisent.
 

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