Saturday, October 2021

Par Frédéric Feruzi
Depuis ces dernières années, le cadre de concertation de la société civile est sorti dans la presse pour tenter d’attirer l’attention des autorités sur le niveau de délabrement très avancé des routes du territoire de Kalehe. Mais elle semble n’avoir pas été écoutée.
La dernière sortie médiatique est intervenue ce mardi 2 février. Le cadre de concertation de la société civile de Kalehe a dénoncé, pour la deuxième fois en deux semaines, la détérioration des routes qui a des implications dans la situation sécuritaire jusqu’ici préoccupante dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
 
Le cadre de concertation de la société civile de Kalehe explique que lorsque les routes sont en mauvais état, les forces de sécurité ont du mal à intervenir en cas d’alerte sécuritaire. Cela laisse régner des miliciens en maitre dans plusieurs villages du territoire de Kalehe.
 
Les axes qui sont particulièrement en mauvais état
 
L’axe Sake-territoire de Kabare qui traverse le territoire de Kalehe a connu plusieurs détériorations lors de récentes pluies. Sur le tronçon Minova-Kasheke, la situation été aggravée par la destruction d’un pont lors d’une forte pluie. D’autres endroits par lesquels passent des voyageurs comme Rambira, chez les français, Makengere et Makengele exposent à des risques énormes en raison de leur impraticabilité, explique Delphin Birimbi.
 
Le président du cadre de concertation de la société civile du territoire de Kalehe évoque aussi le cas de la route nationale numéro 3, au niveau de l’axe Miti-Hombo-sud. Là-bas, tout comme à Bitale, Fumya, Mihobwe, dans le parc national de Kahuzi Biega, la route laisse à désirer. C’est aussi le cas du pont de Bulambika-centre, de la chaussée de Kambale et Kambegeti.
 
Le cadre de concertation de la société civile de Kalehe appelle le gouvernement à réhabiliter les routes du territoire de Kalehe qui va avoir un impact sur l’insécurité généralisée. A en croire Delphin Birimbi, des routes réhabilitées vont aussi permettre la maximisation des recettes publiques et limiter les accidents sur le lac-Kivu que plusieurs voyageurs préfèrent désormais emprunter en pirogue face à l’impraticabilité des routes. Depuis, leurs naufrages sont régulièrement rapportés.
 

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