Tuesday, July 2021

Par Frédéric Feruzi
Le décompte a été fait à l’initiative de la société civile de Miriki, localité du sud-ouest du territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Les déplacés sont dénombrés depuis le 1er janvier 2021. Ils arrivent en fuite des combats entre des milices armées ou entre l’armée congolaise et celles-ci.
Parmi les 2115 ménages identifiés, il y’a 3013 adultes et 9767 enfants. Les déplacés ont quitté leurs villages face aux affrontements récurrents entre les miliciens du NDC-rénové et du FPP/AP de Kabidon.
Ils viennent des villages du territoire de Lubero et de son voisin de Walikale. Ces villages sont entre autres Bukumbirwa, Buleusa, Busimba, Katrisa, Kateku, Kimaka, Kyambuli, Katsinga, Kanyabyunza, Kaghumo, Bunyatenge, Musigha et Mbwavinywa.
Les déplacés manquent un peu de tout à en croire la société civile de Miriki. ‘’Leurs besoins prioritaires sont les vivres, de l’eau, les vêtements, les kits de cuisine et enfin des abris provisoires. Cela est urgent car ils ne peuvent pas revenir chez eux pour se réapprovisionner en ces éléments, ils ne peuvent non plus cultiver ni vendre’’, explique Zéphanie Mbusa, membre du comité de la société civile de Miriki.
Eradiquer totalement les groupes armés avant le retour des déplacés
Telle est la principale recommandation de la société civile de Miriki. Le gouvernement doit restaurer l’état de sécurité dans tous ces villages pour permettre aux populations d’y revenir et de saisir des opportunités culturales, explique Zéphanie Mbusa.
‘’C’est inacceptable que ce soient des groupes armés qui nous dirigent ici alors que les FARDC sont la seule armée congolaise’’, déplore l’activiste de la société civile.
Zéphanie Mbusa dénonce de même des activités uniquement subversives des miliciens. Il les appelle à la raison. ‘’Nous ne comprenons pas pour quel intérêt ils se battent mais curieusement c’est nous la population qui en pâtissons, subissons des tueries’’, explique Zéphanie Mbusa.
Les SOS en faveur des populations déplacées qui souffrent à Miriki se multiplient depuis la veille de festivités de fin d’année 2020. Diverses sources de la société civile plaident pour leurs conditions humanitaires et sécuritaires.

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