Tuesday, July 2021

NORD-KIVU : LA SOCIÉTÉ CIVILE DE BENI APPELLE L’ARMÉE A STABILISER LA SÉCURITÉ DES POPULATIONS CIVILES APRÈS UN NOUVEAU MASSACRE DE 38 PERSONNES

Marche à Goma contre les massacres dans le territoire de Beni

Par Frédéric Feruzi

Début janvier dernier, le porte-parole des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) a annoncé à Kinshasa que l’armée avait décapité la bête (ADF). L’opération que menaient alors les Fardc consistait en un ratissage des zones libérées pour neutraliser les éléments isolés et groupuscules d’ADF éparpillés dans la brousse, expliquait le général-major Richard Kasonga.

Cette annonce de l’armée congolaise a été faite dans un contexte d’accalmie à la suite d’opérations qui ont abouti à la libération de Madina, le dernier bastion des ADF. De nombreux jours s’étaient suivis sans qu’on enregistre des massacres de populations civiles.
Les incursions sanglantes dans des villages et les attaques, depuis la semaine passée, contre certaines positions de Fardc réactivent non seulement des inquiétudes mais encore font poser des questions sur la fin des ADF, annoncée avec pompe par l’armée.

Pour la société civile, il est important que les Fardc œuvrent à conforter la sécurité des civils si elles estiment avoir réellement vaincu l’ennemi. La réapparition de celui-ci dans les champs décourage des cultivateurs et fait craindre une famine, selon Lewis Saliboko, secrétaire de la société civile de Beni.

C’est une famine qui serait ingérable par qui que ce soit, dans le cas où elle explose, estime l’activiste de la société civile quand il invite l’armée à sécuriser les populations civiles.

Lors du massacre de 38 personnes ce mardi soir dans les villages de Mebundu et Mayabalo, les assaillants, des présumés ADF, ont opéré à l’arme blanche (Haches, machettes). La société civile note qu’ils n’ont été aucunement inquiétés par les forces de sécurité.

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