Thursday, July 2021

Par Frédéric Feruzi
L’appel vient de la synergie Tuteteye Haki zetu (STHZ) qui regroupe des dizaines d’organisations des droits de l’homme du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
La STHZ estime qu’il est inacceptable que des prisonniers accusés des violences sexuelles soient abandonnés dans la nature. Les deux se sont évadés parmi les 8 détenus de la prison de Kibirizi, principale agglomération de la chefferie de Bwito, dans le territoire de Rutshuru. L’évasion a été rapportée, c’était il y’a 6 jours, le 10 janvier, à 14h.
Leur recherche doit être activée, souhaite Pierre Katembo, l’un des porte-paroles de la synergie Tuteteye Haki zetu. ‘’Les évadés étaient considérés comme des grands bandits dans la communauté et que donc leur évasion pose beaucoup d’inquiétude sur le plan sécuritaire, voilà pourquoi nous avons estimé nécessaire d’alerter l’opinion tant locale qu’internationale pour que l’Etat congolais qui a la charge de protéger la population recherche ces évadés et les remette en prison.’’ Fait observer Pierre Katembo.
Pour cet activiste des droits de l’homme, ce qui a été fait jusqu’ici n’est pas suffisant. ‘’A l’heure qu’il est, le colonel qui commande le territoire (de Rutshuru) a seulement interpellé le commandant du sous-commissariat de la localité de Kibirizi et la PMF(Personnel militaire féminin) qui faisait la garde de la prison et jusqu’à la preuve du contraire, il n’y a absolument rien!’’, déclare-t-il.
Pierre Katembo propose qu’une enquête soit menée pour tenter de retracer la fuite des prisonniers évadés, en particulier ceux qui étaient poursuivis pour violences sexuelles. ’’Nous les activistes de droits de l’homme, nous interpellons la police ainsi que toutes les forces de sécurité afin qu’elles s’activent pour que ces présumés auteurs soient recherchés, remis en prison et répondent de leurs actes’’, insiste-t-il.
Dans le territoire de Rutshuru comme un peu partout dans la province du Nord-Kivu, les évasions des prisonniers sont récurrentes. Parmi eux, l’on signale souvent des plus redoutables, qui sont parfois des ex-miliciens. Cela inquiète à chaque fois les organisations des droits de l’homme qui y associent un cycle des violences qui n’en finit pas.

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