Sunday, July 2021

Par Frédéric Feruzi
C’est ce que laisse entendre le représentant intérimaire de l’agence du système des nations-unies (UNFPA). Cheik Tidiane Cissé était en conférence de presse, ce jeudi à Goma, au Nord-Kivu.
Le fonctionnaire de l’Onu s’est exprimé sur plusieurs sujets relatifs aux activités de l’agence de l’Onu pour la population (UNFPA). Il est donc revenu sur la question du recensement qu’il a présentée comme prioritaire dans les objectifs de développement de la république démocratique du Congo (RDC).
‘’On ne peut pas travailler sur la question de développement sans avoir vraiment une base exacte de combien de personnes nous parlons, où sont ces personnes, quels sont leurs besoins…’’, a expliqué le Cheikh Tidiane Cissé.
Il fait savoir cependant que le recensement général n’est pas un travail facile. Le cheikh rappelle que plusieurs tentatives dans ce sens ont déjà échoué .Il assure du soutien de l’UNFPA dont l’une des vocations est le recensement des populations.
Le recensement au centre du débat en RDC
Depuis ces derniers mois, le recensement général de la population fait parler de lui en RDC. Le parti au pouvoir, l’UDPS, souhaite le recensement avant les élections prochaines dans le pays. L’idée est rejetée par les partis politiques de l’opposition et une partie de l’opinion qui accusent l’UDPS de chercher un glissement pour continuer de rester au pouvoir.
L’office national de l’identification de la population (ONIP) avait dans la foulée, de son côté, démontré que le recensement était possible en RDC avant les élections de 2023. Le chef de l’Etat avait à son niveau expliqué la même chose aux députés nationaux de l’union sacrée qu’il a réunis le 24 avril dernier à Kinshasa.
Le recensement général qui a été réalisé pour la dernière fois en 1984 reste un sujet à caution en RDC. Lorsqu’il ne rappelle pas la question de la nationale congolaise pour certains groupes ethniques, il est parfois un argument politique pour certains. En 2015, la proposition du régime Kabila de procéder au recensement général de la population avant les élections avait provoqué l’ire de la population. Pendant 4 jours, des manifestations violentes ont été organisées à travers le pays pour dénoncer des manœuvres politiques pour ne pas organiser les élections dans le délai.
Après que cette proposition qui était contenue dans la loi électorale a été votée à l’assemblée nationale contrôlée par la majorité présidentielle de l’époque, le sénat l’avait rejetée, ce qui avait mis fin aux manifestations.

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