Tuesday, July 2021

Par Frédéric Feruzi

Lors d’une forte pluie sur la ville d’Uvira dans la nuit de jeudi à ce vendredi, au moins 12 personnes sont mortes et plusieurs dizaines d’autres soit blessées soit portées disparues, de sources de la société civile, confirmées par les autorités provinciales.

Les eaux de ruissellement ont fait déborder le lac-Tanganyika et conduit les rivières du milieu en crue, à en croire la nouvelle dynamique de la société civile (NDSC). Des maisons ont alors été emportées et au même moment des victimes humaines qui se comptent par morts, blessés et portés-disparus.

Pour la NDSC, cette situation était à la fois prévisible et évitable. Selon son président, de nombreuses alertes ont été régulièrement données aux autorités par rapport au risque que présente le relief d’Uvira aux habitants de la ville. ’’Le problème d’Uvira ce n’est pas aujourd’hui. Ça date de très longtemps. Nous avons eu à tirer la sonnette d’alarme pour des risques de catastrophes naturelles. Et on dit que gouverner c’est prévoir.’’, déclare Jean-Chrysostome Kijana.

Mais comment donc la catastrophe d’Uvira aurait dû être évitée ?

La réponse est simple, les autorités auraient dû délocaliser la ville, selon la nouvelle dynamique de la société civile du Congo. ‘’ Uvira c’est à quelques encablures de la plaine de la Ruzizi. Une partie qui est plane, qui est aussi très productive sur le plan agricole ! Pourquoi ne pas songer à la délocalisation de la ville d’Uvira vers la partie de Kiliba, Lubarika, je ne sais pas moi Luvungi ?’’, s’interroge le président de la NDSC.

Jean-Chrysostome Kijana indique que la plaine est pourtant vide :’’Il y’a même des étrangers qui viennent s’installer sur cette partie. Pourquoi, nous ne pouvons pas songer à la délocalisation de la ville d’Uvira dans cette partie ?’’

L’activiste de la société civile dénonce l’indifférence des autorités congolaises :’’Le plus souvent, le gouvernement ne prend aucune mesure pour prévenir. Malheureusement pour eux, ils ont des oreilles mais n’écoutent pas. Ils n’écoutent pas mais ils attendent des catastrophes pour nous apportent des cercueils. Non ! Ils devraient venir avant, pour empêcher les catastrophes’’.

Jean-Chrysostome Kijana affirme que le pays en a assez de compter des morts. Pour lui, la capacité des autorités à prévoir doit cesser d’être mise à l’épreuve par des catastrophes qu’on peut prévenir. Il déclare :’’Plus de 8 millions de morts dans notre république c’en est déjà assez. Uvira a déjà compté assez ! On ne voudrait plus continuer à compter des morts’’. En plus de recommander des mesures d’urgence, Jean-Chrysostome Kijana invite les autorités à décréter Uvira une ville sinistrée.

Selon Actualité.cd qui livre le chiffre de 12 morts, le gouverneur du Sud-Kivu a mis sur pied une équipe pour se charger de chercher les morts emportés par les eaux d’innondations.

Input your search keywords and press Enter.