Saturday, October 2021

SUD-KIVU : LA SOCIÉTÉ CIVILE DE KALEHE NOTE LA MONTEE DE L’INSÉCURITÉ AUTOUR DES CENTRES DE TRANSIT DES COMBATTANTS RENDUS

Présumés criminels arrêtés par la police à Goma. Photo Frédéric Feruzi

Par Frédéric Feruzi

Les dénonciations de la société civile ne cessent d’être relayées dans les médias depuis que des centaines des combattants de groupes armés ont quitté la brousse l’année passée, en réponse à l’appel du président Tshisekedi à se rendre, pour participer à la reconstruction du pays.

Dans cette dernière accusation, le cadre de concertation de la société civile du territoire de Kalehe met en cause des éléments du CNRD. Ce groupe rebelle a essuyé de lourdes pertes lors de récents affrontements de décembre dernier, face à l’armée congolaise dans le territoire de Kalehe. Nombreux, comme ceux du groupe Nyantura et des milices mai-mai, se sont alors rendus aux forces gouvernementales.

Selon le cadre de concertation de la société civile, ces ex-éléments des groupes armés dont la plupart ont été cantonnés dans différentes localités de Kalehe, se sont rendus coupables de multiples tracasseries et banditisme.
Notre source indique que les cantonnés manquent à manquent à manger dans leurs conditions difficiles d’hébergement. Ils se retournent donc contre la population sur le dos de laquelle ils survivent, selon la société civile.

Ce lundi soir, le chef du groupement Mbinga-sud a été la cible d’une attaque d’hommes armés, chez lui à la maison. Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention des forces de police qui ont mis en déroute les assaillants.
 

Ce dimanche soir, un groupe d’éléments présumés du CNRD, ont mené une opération dans le village de Chumuyaga, en groupe Ziralo. Les assaillants ont blessé par balles une personne qui portait de l’argent et des matériels domestiques. Quelques 200 familles se sont déplacées du milieu, en fuite des exactions des miliciens.

L’insécurité se rencontre dans plusieurs villages et axes routiers. Dans la localité de Numbi, près de Minova, non seulement les Nyantura cantonnés occupent une école qui n’a pas donc repris les cours avec les autres, après les vacances de fin d’année, mais encore ils font pression à la population de leur chercher à manger, rapporte le cadre de concertation de la société civile.

Les activistes de la société civile appellent le gouvernement congolais à accélérer le processus de démobilisation des ex-combattants et à mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sont encore en brousse.

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