Saturday, October 2021

Par Frédéric Feruzi
Le Parlement d’Enfants, une structure qui défend les droits des enfants au Nord-Kivu, sensibilise les instances de prise de décision pour tirer les enfants du lot des victimes des Violences Sexuelles et Basées sur le Genre (VSBG) qui n’en finissent pas surtout dans l’Est de la RDC.
 
Des mois après les 16 jours d’activisme contre les VSBG, on peut encore tomber sur des chiffres relatifs aux violences sexuelles et basées sur le genre. Notre recherche montre que des structures engagées dans la lutte contre les VSBG disposent des renseignements qui ne sont jamais parvenus au grand public faute d’accès aux médias.
 
Le Parlement d’Enfants du Nord-Kivu (Parde) est l’une de ces structures. Dans son travail quasi-quotidien de monitoring et de plaidoyer sur les droits de l’enfant, le Parde fait couramment la rencontre des cas des VSBG visant des mineurs. Ces cas se présentent souvent sous des formes un petit peu particulières. C’est en général dans le cadre familial qu’ils sont enregistrés, laisse entendre Germain Chirimwami, conseiller à la protection à la commission de monitoring du Parde/Nord-Kivu.
Des enfants des parents séparés qui sont privés de leurs droits         
Le gros des cas a été rapporté durant les restrictions liées au Coronavirus en RDC. Le contexte n’a pas du tout profité aux enfants, pour ce qui concerne les VSBG, explique Germain Chirimwami. Peu importe les contextes, ce qui préoccupe plus le parlement d’enfants c’est la forme des violences que subit un enfant.
Des cas illustratifs. ‘’Il y’a une famille où papa est parti, il a abandonné sa femme mais après il est revenu récupérer l’enfant garçon qu’il est allé scolariser chez lui. Il a su qu’il a délaissé cette fille à sa mère, mais il ne savait pas que c’était une discrimination. Nous enregistrons plusieurs cas du genre’’ , explique Germain Chirimwami.
Des cas de discrimination qui constituent des formes de VSBG sont aussi enregistrés dans des écoles. ‘’Vous allez voir à l’école, un garçon qui engrosse une fille. Les responsables de l’école vont renvoyer la fille enceinte mais vont retenir le garçon, ce qui est une sorte d’ignorance car l’auteur continue d’étudier mais c’est la fille qui est chassée’’, déplore le défenseur de droits de l’enfant.
Germain Chirimwami affirme que face à chaque cas, le parlement d’enfants intervient également avec des conseils envers les auteurs des VSBG qui sont des hommes en général. ‘’Une société est développée par l’équilibre. On ne peut pas pour son handicap, sa race, sa religion et moins encore pour son sexe. C’est ridicule!’’, fait observer Germain Chirimwami.
Au cours de l’année 2020, le parlement d’enfants a organisé 7 activités de sensibilisation pour amener notamment les hommes à changer et à adopter la masculinité positive. Cela rentrait dans le cadre du projet ‘Sisi Vijana’ qui a permis d’atteindre plus de 4000 personnes. Le PARDE mène également des plaidoyers au près des autorités de différents niveaux pour qu’elles se servent de leur pouvoir pour éradiquer les violences sexuelles et basées sur le genre qui touchent les enfants.

Input your search keywords and press Enter.