Saturday, October 2021

Par la rédaction
La formation de 3 jours qui a débuté ce mercredi 17 février à Goma, dans l’Est de la RDC, entend renforcer les capacités des participants qui viennent des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
La situation des violences sexuelles et basées sur le genre reste préoccupante dans la région des grands-lacs. Selon une étude récente menée dans 5 pays de la région, 43% des femmes ont été victimes des VSBG et 33% des filles de moins de 16 ans ont été engrossées, durant la période de confinement de Mars à Aout 2020.
Cette évolution inquiétante des VSBG donne une fois encore raison au centre régional de formation sur la prévention de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs (RTF/CIRGL), avec sess partenaires dont l’union européeenne et la GIZ de se mobiliser au niveau de la région pour inverser la tendance.
La formation des formateurs se déroulera par étape dans quelques 5 pays de la région de grands-lacs. En RDC, après celle de Goma, il sera organisé une autre à Kinshasa dans les prochains jours. Les participants qui viennent du Nord-Kivu et Sud-Kivu sont des médecins, des magistrats, des policiers, des accompagnateurs psycho-sociaux et d’autres professionnels de la lutte contre les VSBG.
Les formateurs qui sont des experts du RTF et de la fondation et docteur Denis Mukwege apprennent aux participants l’approche holistique pour la prévention et la réponse aux VSBG.
Le gouvernement provincial applaudit un soutien à sa politique contre les VSBG
Cette formation représente en effet une opportunité pour les autorités provinciales du Nord-Kivu, a laissé entendre célestin Hamuli, expert en genre au ministère provincial du genre qui a ouvert officiellement l’activité au nom de la ministre provinciale du genre. Il a rappelé les avancées enregistrées en matière de lutte contre les VSBG au Nord-Kivu. L’an passé, un secrétariat technique de lutte contre les VSBG a été installé pour suivre au quotidien la situation des VSBG.
Avoir des formateurs disponibles sur terrain va également permettre de faire évoluer le combat contre les VSBG, laisse entendre l’expert. ‘’Pour y arriver effectivement, l’apport des uns et des autres est important parce que nous congolais nous-mêmes nous ne pouvons rien sans l’apport des partenaires, sans l’apport des organisations, sans tout un chacun qui veut à une paix durable dans l’Est de la RDC’’, a déclaré l’expert.
L’Est de la RDC a été en effet proclamé la capitale mondiale du viol. Les autorités sont par conséquent à l’affut de toute opportunité dans leurs efforts pour faire changer à la région cette image négative. Célestin Hamuli remercie la conférence internationale sur la région des grands-lacs (CIRGL) pour la formation des formateurs sur les VSBG, à Goma.
Sens de l’approche holistique qu’apprennent les participants
Il s’agit d’une approche largement utilisée par la fondation Panzi de Bukavu dans la prise en charge des survivants des VSBG. Elle est enseignée aux formateurs à Goma pour les soins efficaces qu’elle apporte à tous les niveaux où le survivant est touché, surtout après une violence sexuelle.
Le centre régional de formation sur les VSBG de la CIRGL veut non seulement en arriver à zéro cas des VSBG dans les grands-lacs mais encore prendre, dans l’intervalle, efficacement les survivants des VSBG en charge. ‘’L’intervention holistique tient compte de la prise en charge intégrée c’est-à-dire médicale, psychologique et sociale du survivant. Et tous ces mécanismes, c’est pour qu’on puisse donner de l’assistance et de l’appui à la victime, la survivante et on appelle ça intervention holistique’’, a expliqué Victor Mugaruka, qui est le directeur du centre régional de formation sur la lutte contre les VSBG (RTF).      

Input your search keywords and press Enter.